Comment prévenir les troubles cognitifs ?

Comment prévenir les troubles cognitifs ?

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Par le Docteur Balan Moratto

La prévention des troubles cognitifs est multi-domaines

Prise en charge des facteurs de risque vasculaire, notamment de l’hypertension artérielle, et du diabète.

 La prise en charge médicale de toutes les pathologies chroniques est importante. Une hygiène de vie saine contribue à prévenir ou à retarder l'apparition de troubles cognitifs.

Le Docteur Balan Moratto vous indique quelques pistes.

Plusieurs études ont montré que le risque de survenue des troubles cognitifs augmente avec le nombre de facteurs de risque cardiovasculaire : il semble relativement modeste avec un seul facteur (risque multiplié par 1,24) mais devient important lorsqu'une personne en cumule quatre (risque multiplié par 2,45).

L’étude SYST-EUR montre une réduction de l’incidence de troubles cognitifs de 50% chez les hypertendus traités par rapport aux non traités. L’étude ACCORD-MIND met en évidence l’impact d’un traitement du diabète sur l’évolution de l’architecture cérébrale et des fonctions cognitives.

- Le mode de vie :

- Une activité physique régulière est conseillée, au moins 30mn / j ou 3h / semaine.

- Une vie sociale riche ainsi que des activités intellectuelles régulières et des loisirs de type lecture, visites de musées, expositions, voyages, bricolage, danse ont un effet protecteur.

- Une alimentation diversifiée de type méditerranéen semble avoir un rôle protecteur et pourrait ralentir le déclin cognitif comme le montre l’Etude des 3 cités (www.three-city-study.com)

- Une consommation modérée de boissons alcoolisées, pas de tabac.

- L’Etat neurosensoriel :
Il est important de prendre en compte les troubles visuels et auditifs car ils peuvent être à l’origine d’une restriction des activités sociales et intellectuelles. Par ailleurs, des études montrent que les personnes ayant un déficit auditif ou visuel sont plus prédisposées à développer des troubles cognitifs.

- L’Etat d’humeur :
L’anxiété et l’état dépressif peuvent être à l’origine de troubles de l’attention et de la concentration, d’où l’intérêt de les repérer et de les traiter.

En cas de nombreuses activités dans la journée, il est recommandé de faire au moins une pause par jour de 10 à 20mn pour gérer le stress. Ce temps peut être occupé par une activité relaxante (écoute de musique, méditation, etc.)

Le manque de sommeil peut entraîner des troubles de la mémoire, de la coordination, du raisonnement et de la concentration. Dormez le nombre d’heures qui vous est personnellement nécessaire.

La recherche d’un syndrome d’apnée du sommeil (SAS) chez les sujets ayant une surcharge pondérale et/ou présentant un ronflement doit être effectuée car il peut être en partie responsable de troubles cognitifs.

- En fonction du contexte, des crises d’épilepsie non convulsivantes (absences) peuvent être à l’origine de difficultés cognitives. En cas de doute, un électroencéphalogramme sera demandé par le médecin.

D’autres éléments doivent être pris en compte :

- la polymédication : plus l’ordonnance est longue, plus il y a risque d’interaction médicamenteuse. Certains médicaments comme les benzodiazépines, les cholinergiques peuvent induire des troubles de l’attention et de la mémoire. L’ensemble des ordonnances doit être analysé avec le médecin.

- la carence en vitamines du groupe B, l’hypothyroïdie, un trouble ionique peuvent être impliqués dans le dysfonctionnement cognitif.